Osaka 2007 : je suis dans les start's !

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Malgré les nombreuses relances de Franck Chevalier, le DTN, pour aller à Osaka aux Championnats du Monde d’Athlétisme, je préfère rester travailler chez Orange et regarder mes « collègues » à la télé.

Ces 11e Championnats du Monde commencent samedi (le programme complet est disponible ici) et pour l’occasion Leslie Djhone nous donne ses sentiments sur le tour de piste. Egalement coureur de 4, je me retrouve dans ses paroles et vous les retranscrit ici…


Réputé comme très difficile, pourquoi avez-vous choisi le 400 m alors que vous étiez champion d’Europe junior de longueur et du relais 4 x 100 m en 1999 ?

Leslie Djhone : Parce que tout ne se joue pas au départ. Au fil du tour de piste, on peut se refaire.

Quelle qualité première pour y réussir ?

L.D. : Du courage ! Honnêtement si je l’avais démarré jeune, je l’aurais arrêté très vite. Pour l’entraînement peu ludique et dur, le courage m’aurait manqué. Tous les jours, vous savez que vous allez y souffrir. D’ailleurs, la souffrance endurée rapporte plus que le travail.

A quoi comparer un coureur de 400 m ?

L.D. : A un boxeur, conscient qu’il va en prendre plein la tête, qu’il continuera malgré tout à avancer, à avancer.

Pouvez-vous nous décomposer votre tour de piste ?

L.D. : Les cent premiers mètres sont une rampe de lancement. Dans la ligne droite opposée, vous devez être relâché afin de cultiver votre vitesse et griller le moins de jus possible. La plus agréable, cette portion offre une vue dégagée idéale pour jauger vos rivaux.

Après, les ennuis commencent ?

L.D. : A mi-chemin, il faut relancer. Selon votre état de forme, ça passe ou ça casse.

Et les 150 derniers mètres, c’est…

L.D. : …sauve-qui-peut ! A la sortie du virage, l’arrivée semble au bout du monde. S’il vous reste du jus et du courage, ça va encore. S’il vous reste un seul des deux, ça se corse. S’il ne vous reste rien, ça sent d’autant la misère qu’il y a alors toujours des mecs vous dépassant comme des avions !

Quel moment préférez-vous dans la course ?

L.D. : L’arrivée : la délivrance ! Il est impossible de la passer ‘clean’. Mais, le pire est en début de saison.

Source : Le Monde